Le couloir des italiens
Cette fois ça y est, le couloir des italiens, à la grande Casse, 700 mètres de toboggan entre 50 et 60°, est ma portée.... 30 ans que je rêve sur le topo de cette face glacée.
Un bon partenaire, Hugues de notre groupe alpi13, des conditions de regel au top, du beau temps annoncé le matin...tout y est et yaplusqua....
les conditions sont bonnes, nous avons entendu le réveil de 2H, démarrés tranquils du refuge à 2h40.
Avec Hugues, on ne traine pas...accélération sur le glacier, on est col de la grande casse (3100M) en deux heures.
on traverse la face à l'horizontale, elle est zébrée d'immenses couloirs goulottés...il faut faire vite pour être le moins longtemps exposé aux chutes de sérac.
on attaque le raide avec le lever du soleil...ca se redresse très vite...une cordée de jeunes grenoblois se la joue fusée...
a mi pente...on se pose quelques minutes...les cuissaux chauffent
Fanny et Guillaume dans la petite face nord (AD) et nous en pleine glace
L'albaron par la bande
notre semaine a bien débuté et l' Albaron nous tend les bras pour notre deuxième course...
C'est une course longue à l'itinéraire évident.
levés à 3H, on décolle 1 heure plus tard. La traversée du plan des Evettes est avalée en une heure, on arrive au lever du soleil au pied des bandes de neige permettant d'accéder au plateau glaciaire.
ca monte pas mal
du plateau glaciaire (3000M), on aperçoit une bande de neige qui nous permettrait d'accéder directement à la calotte supérieure., le regel est mauvais mais on se dit que ça va être plus sympa....et plus raide.
a y ai ....on arrive...Angie est rincée !!! mais pas qu'elle !!
finalement, notre voie, que nous cotons AD (II, 50°) certainement déjà parcourue, permet une magnifique traversée de l'Albaron, hors des sentiers battus.
Pic Régaud - Arête Nord
Pour se reposer de la course de la veille, et pour ne pas refaire une course de neige, on décide avec Guillaume de partir sur le Pic Régaud, superbe Pic qui en impose sur le cirque vu du refuge !
L'attaque se fait à partir du col de l'Ouille du Midi. Pour ne pas se perdre la nuit, on décide de faire une petite reconnaissance la veille, celle-ci ne nous présage rien de bon puisqu'on ne trouve pas la sente menant au col. Bref tant pis on verra bien c'est l'heure de manger !
Le lendemain matin départ 4H40, au final on trouve très bien l'accès au col au feeling, nécessitant un petit passage de névé, et entamant bien les mollets!
Au col à 6H, y'a plus qu'à !
Après une petite traversée jusqu'à l'attaque, on va enfin pouvoir grimper un peu ! Un gentil dièdre en 4 nous conduit au prochain ressaut. Hésitation d'itinéraire on contourne par la gauche dans un rocher exécrable pour finalement être au pied du troisième ressaut.
A droite une dalle (humide) barré par un bon gros névé, après hésitation, tentative de traversée très expo, on décide de continuer bien sur le fil pour rejoindre par la suite le mur.
J'attaque cette "variante" non sans crainte vu la qualité douteuse du rocher. Finalement ça se protège très bien, ne dépasse pas le III sup, et nécessite de grimper sur des oeufs au risque de tout faire partir.
Prise de pied sur une gentille petite vire. Pendant que Guillaume me rejoint un sérac gronde sur le cirque à ma droite. En regardant bien on voit la coulée sur la photo.
Devant nous un joli mur qui doit faire une cinquantaine de mètre, pas mal de fissures barre la face et il y a possibilités de passer un peu n'importe où. Guillaume a envie de se faire plaisir et décide de remonter une fissure en diagonale sur la gauche.
En milieu de longueur je vois Guillaume hésiter longuement, monter, descendre, rofl c'est expo ! Je commence à me les cailler en bas quand il s'engage jusqu'au bout dans le passage, ouf il est sorti. Relais!
Arrivé à mon tour à ce passage, les doigts bien congelés, je me rends bien compte du pourquoi ! Il faut serrer des petites arquées et faire un pas en traversée, en grosses, avec une bonne humidité ambiante. C'est assez ignoble et le pas vaut bien du 5a. Joli coup Guillaume!
La sortie est tout proche, plus qu'une jolie petite dalle à franchir, pour finir en corde tendu sur l'arête jusqu'au sommet. 11H
On croyait en avoir fini, mais la suite n'est pas très engageante !
Descente d'un couloir de neige à 45° voir plus, bien long et bien galère. Je suis pas loin de me ramasser à deux reprises mais la main ferme de Guillaume me remet dans le droit chemin !
Le but était de rejoindre la vire Régaud pour rejoindre le refuge, finalement on ne trouve aucun cairn et la descente est assez compliqué. Nécessite de louvoyer pas mal dans du mauvais rocher !
Finalement on se trouve sur ce que l'on croit être la vire Régaud, bien expo, nécessitant une nouvelle fois de marcher sur des oeufs. On se rend compte à la fin de la traversée que la vire était au-dessus de nous... On rejoint le pierrier des Evettes bien content et on se fait une bonne descente alternant pierrier et névé suivant les envies :)
La descente nous aura finalement pris 3 heures, soit quasiment autant que les difficultés de la course... C'était néanmoins très sympa et très formateur !
Petite Ciamarella 3549m Voie de gauche
Pour commencer notre semaine d'alpinisme, un sommet en face nord, permettant à deux cordées d'utiliser une voie AD- (la voie de gauche) et une voie en AD pour Fany et Hugues (Face N directe).
Rémy ne résistera pas à nous guider vers une variante permettent de récupérer la fin de la face N directe, par une belle pente de neige à 45°.
Rassemblés pour un pic-nic express, le retour se fera par la voie normale
Arêtes de la Bruyère 2611m, massif des Cerces
Notre premier hold-up!
Rémi voulait sans doute casser le cycle des annulations pour cause de mauvaises conditions, alors nous monterons malgré des prévisions assez pessimistes.
Au programme, l'initiation à la corde tendue. Pour cela, rien de tel qu'une traversée d'arêtes, sur un site d'ampleur mais dans un degré de difficulté permettant de garder les grosses (heu... je parle des chaussures là ;-)
A l'approche, vers 2200m, nous rencontrons la neige. Mais les arêtes seront sèches (juste un reliquat de névé dans la voie).
Pic de la Moulinière
Le cairn du départ est affublé d'une peau de banane, ce qui dans le langage des grimpeurs indique une premiére longueur patinée...
Passage vite oublié avec la qualité et la variété du rocher sur tout le reste du parcours.
Lancés dans la course, avec l'appréhension de voir la fenêtre météo se refermer, il faudra être rapide.
Quelle ambiance! C'est très aérien, il faut garder le fil de l'arête tout le long du parcours et ne pas se laisser aller à la facilité des vires très tentantes.
Gaz!!!
Les 3h de traversée seront vite avalées, et nous échapperons à la pluie et l'orage promis! D'où le hold-up!
Formation UV2 - Escalade en terrain d'aventure
Pendant que le reste du groupe échappait à une météo exécrable dans les alpes du sud en se réfugiant dans nos calanques, Fanny et Hugues étaient en formation pour l’UV2 en terrain d’aventure à la sainte victoire.
La météo ne nous a pas épargné pour autant et la journée du Samedi est restée bien pluvieuse ! Elle a cependant été bien remplie par Jean-Paul Bouquier et Philippe Strebler sous le préau du camping Cézanne a Puyloubier ou nous avons pu échanger avec les différents participants sur nos pratiques et nos techniques d’assurages, de relais, de mise en place de point de renvoi en réversible ou non et sur les techniques de remontée sur cordes ainsi que sur les messages clefs à faire passer à un groupe lors de l’organisation de sorties d’initiation.
Forts de cette première journée, nous étions tous dans les starting blocs pour aller en falaise et grimper ensemble. Tout au long du reste du stage, nous serons entourés de Philippe, ainsi que Laurent (guide de haute montagne) et Maxence (aspirant Guide) dans les voies afin de nous faire réfléchir sur notre pratique et nous donner un retour personnalisé. Jean-Paul, qui ne peut pas grimper en ce moment suite à son accident, restera cependant toujours en position d’observateur aguerri. Il nous fera profiter de toute son expérience et nous accompagnera au souvent jusqu’au pied des voies, parfois pour nous remettre sur le bon chemin…
Les voies qui seront réalisées par les participants au cours du stage sont les suivantes :
- Dimanche : Calanques, En vau
- Arête des chênes
- Garçons de café
- Arête de Rostand
- Lundi : Sainte Victoire, Subéroque
- Arête de la relève
- Arête du pin
- L’Echelette
- Mardi : Sainte Victoire, Roque Vaoutarde
- La Dullisa
- Ananas
- Les Ancêtres
- Arête des 133 Œillets (ouverte il y a quelques annees seulement par Jean-Paul et sa femme)
L’ensemble des participants ont été présentés à l’issue du stage au brevet fédéral d’initiateur Terrain d’aventure CAF. La qualité de ce stage et ce que nous avons pu en retirer est intimement lié aux compétences et à l’expérience des encadrants. Un grand bravo à eux et surtout un grand merci !
La cheminee du cirque
La grande arete du Devenson
on continue à se venger du mauvais temps dans les alpes en partant au fin fond des calanques.
au Devenson, surgit une grande et belle arête de 180M et 7 longueurs comptant plusieurs longueurs en 5C et une en 6A.
la recherche d'itinéraire y est faible mais l'art de se protéger est nécessaire, car les pitons présents sont bien vieux.
2 heures 30 d'approche par le grand couloir et les vertigineuses corniches Paretti rajoutent du sel à l'aventure.
L'arete de Cassis
faute de temps convenable dans les alpes du sud pour un week end d'alpinisme, nous nous rabbatons sur du TA dans les calanques, avec un objectif d'ampleur pour le samedi:
L'arete de Cassis est une voie à ne pas négliger :
un 5c raide en deuxieme longueur, 320 metres d'escalade pour 12 longueurs et une certaine recherche d'itinéraire. rajouter 1h15 d'approche et de retour et vous obtenez une grosse journée.
les grandes voies
sortie grandes voies pour enchainer les longueurs.
Fanny et moi attaquons successivement les 2 piliers, gauche puis droit de la passerelle.
apres une pause dejeuner agreable sur le plateau de castelvieil, on part pour vide et eau 5 longueurs jusqu'au 6a+
cela nous fera 12 longueurs et 320 Metres de grimpe pour la journée.
Quant à Seb et Max il s'élance en début de journée dans Arakis pour finir par les dents de la mer.
La première longueur de Arakis échauffe bien les muscles, aux alentours du 6b, avec un départ un peu déversant suivi d'une escalade assez fine.
Topo : http://www.camptocamp.org/routes/111046/fr/calanques-en-vau-arakis
L2 se fait en traversée et se négocie plutôt bien (6b).
L3 enchaîne avec une superbe dalle suivi d'un pas délicat et d'une grande envolée jusqu'à la sortie, le tout pour 6b+.
Très belle première voie qui met en confiance pour le reste de la journée!
Arrivé sur le plateau, on cherche les rappels pour faire les Dents de la Mer, une voie qui s'annonce costaud avec 5 longueurs et sortie par le haut obligatoire. Après une courte pause déjeuner on engage les rappels.
Topo : http://www.camptocamp.org/routes/55701/fr/calanques-castelvieil-les-dents-de-la-mer
Le départ se fait 5/6 mètres au dessus de l'eau, pour une très jolie longueur en 5c
La L2 peut s'enchaîner avec L1, c'est une courte traversée en 5c qui engage un peu sur les bras.
Relais suivi d'une longueur absolument majeure que l'on peut qualifier des DENTS DE LA MER : une superbe dalle sur des lames de rasoirs tranchantes, avec des formes sculptés grises et arrondis, le tout nécessitant un très bon placement. Seb négocie super bien l'affaire en la sortant quasiment à vue.
La L4 est très courte, environ 15 mètres, et consiste en un joli bombé qu'il faut franchir avec gnac où il faut bien arquer.
La L5 est elle-aussi très belle et surtout très variée. On attaque sur une petite dalle tranquilou, suivi d'une entrée en fissure plutôt bien athlétique et où il faut se placer judicieusement. S'ensuit un très joli dièdre très fin avec peu de prises avenantes. Puis une petite traversée où l'on ose croire que la longueur est fini, malheureusement les gentils ouvreurs on eût la bonne idée de finir dans le mur vertical qui nécessite de s'employer encore un peu pour sortir.
Pour finir ça nous donne pour L3 - L4 - L5 : 6b+ - 6b - 6b+
En résumé c'est une superbe voie, plutôt continue, variée, et qui nécessite de bien s'employer tout du long, plutôt très réconfortante pour le moral !
La marche de retour a été déroutante !!!














